Châteauneuf de Randon est situé en Lozère, sur les chemins de randonnées du Tour de Margeride et du Tour du Gévaudan, entre Langogne et Mende. Randonnées, histoire, château, pêche, VTT, champignons, hôtels, restaurants, camping.

 

Blason de Châteauneuf de Randon en Lozère

Châteauneuf de Randon
Alt 1280 m. 

Sur un promontoire rocheux qui domine le carrefour de la N. 88 et de la D. 998, à" 29 km au nord de Mende. Chef-lieu de canton, ancienne place forte de la baronnie de Randon. Occupée au XIVe siècle par les Anglais, après le traité de Brétigny de 1360. Le connétable Bertrand Du Guesclin en fit le siège fin juin 1380. Mais il mourut le 13 juillet sans avoir pu reprendre la place et c'est sur son cercueil que le chef des assiégés, Pierre de Galard, remit au connétable de Sancerre les clefs de la ville. La tradition rapporte que Du Guesclin mourut pour avoir bu, un jour de grande chaleur, l'eau trop fraîche de la source de la Glauze qui est située à l'ouest de la cité. Sur la belle place, où naguère se tenaient d'importantes foires aux bovins, a été élevée, à la mémoire du grand connétable, une statue de bronze d'Hector Lemaine. Elle fut inaugurée en 1894. Au nord-ouest, subsistent les ruines d'une tour du XI le siècle de l'ancien château appelée « Tour des Anglais ». Un peu plus au nord, sur le chemin qui descend vers le Chapeauroux et le pont Rodier, on remarque un rocher de granit en équilibre. Sur son socle, on lit « la Pierre Branlante ». Au carrefour des routes, l'Habitarelle, où un mausolée de granit est destiné à commémorer le trépas de Du Guesclin. Le connétable est représenté en pied, couché, réplique du gisant de Saint Denis où le connétable fut inhumé après un voyage mouvementé.

Bertrand Duguesclin. Tour des Anglais.
Cité du Moyen-Age édifiée par les Seigneurs de Randon sur l'emplacement d'un village Gallo-romain. C'est une vieille forteresse dont persiste seulement la Tour de Guet appelée "Tour des Anglais".

En juillet 1380, Bertrand Du Guesclin, Grand Connétable des Armées du Royaume de France y trouvera la mort après avoir bu l'eau de la fontaine de la "Glauze". Sur la place réservée du village trône son imposante statue de bronze, lieut dit "L'Habitarelle", un cénotaphe de granit a été érigé pour la postérité en l'honneur du grand guerrier.

Né à La Motte-Broons, au sud de Dinan, batailleur et du laideur légendaire, celui qui devint connétable de France et de Castille en 1370 fut une des grandes figures du Moyen-Age. Il participa activement à la guerre de Succession de Bretagne, prenant le parti de Charles de Blois, puis il se mit au service du roi de France et lutta contre les Grandes Compagnies (bandes de pilleurs) et l'envahisseur anglais.

Il mourut pendant le siège de Châteauneuf-de Randon. Il eut 4 sépultures : une à la basilique Saint-Denis, près du roi de France, une au Puy en Velay, une à Clermont-Ferrand et la dernière à Dinan, la seule demeurée inviolée.Le cénotaphe où repose son coeur, se trouve à l'église Saint-Sauveur de Dinan.La commune de Montbel a été créée en 1867 par détachement de Châteauneuf-de-Randon et de La Fage-Saint-Julien.

A cette époque 1380, l’Auvergne et la province de la Margeride, étant infestées de brigands et d’Anglais ces états demandèrent l’envoi d’une armée royale et insistèrent pour que ce fut Du Guesclin qui la commandât.

Ils eurent satisfaction, le Connétable organisa son plan de bataille, il consistait à isoler le rocher de Carlat, en pays Carladès dans le département actuel du Cantal où s’élevait une forteresse interdisant la haute Auvergne à tout envahisseur venu de Guyenne ou d’Espagne.

De nos jours il ne reste rien de cet ouvrage qui fut démantelé sur l’ordre d’Henri IV. Il mit son projet à exécution, puis se rendit à Chateauneuf de Randon occupé à l’époque par les Anglais pour tenter de reprendre le village. Il s’abreuve à une source d’eau glacée à la fontaine du pré de la Glauze, près du hameau d’Albuges, il en décédera d’une congestion cérébrale après que ses hommes eurent repris la cité. Le siège et le blocus durèrent quinze jours.

Anecdote ou histoire ?...Toujours est-il que ce personnage  illustre avait la réputation d’être « lunatique » et laissait libre cours à sa mauvaise humeur. Sa mère, lorsqu’il était jeune l’obligeait à boire de l’eau dans un gobelet d’argent à chacune de ses crises.

Avant sa mort Du Guesclin avait demandé à être enterré en Bretagne près de Dinan. Il faut se rendre compte ce que pouvait être le trajet en été 1380. Ses entrailles furent laissées au Puy en Velay, à l’église st Laurent actuelle. Mais du fait de la lenteur du convoi funèbre ainsi que de la chaleur lourde de l’été, l’embaumement se révèle vite insuffisant.

Il faut faire bouillir les chairs du Connétable et les enterrer à Montferrand dans une petite église qui s’appelait les Cordeliers détruite en 1793 par les révolutionnaires. Les péripéties n’étaient point terminées, arrivé au Mans le convoi fut intercepté par un envoyé du roi qui réclama la dépouille pour la transférer à St Denis.

Le squelette lui fut alors remis, seul le cœur arriva à Dinan. Ainsi prend fin l’histoire de Du Guesclin, il a trois tombeaux, deux gisants dont l’un le représente avec la barbe au Puy en Velay, (instantané de l’époque, on dirait photographie de nos jours) et l’autre sans barbe à la basilique St Denis près de Paris.

Des chariots chargés de maigres mobiliers, les hommes d'armes qui les gardent, des villes brûlées et ruinées. C'est la vision d'un contemporain des dernières années de la Guerre de Cent Ans, retraçant les souffrances des campagnes françaises ravagées par les raids anglais, les pillages des routiers des Grandes Compagnies abandonnées, sans solde pendant les trêves et qui vivent sur le pays, et les ravages des "Ecorcheurs" qui sévirent de 1435 à 1444.

De 1328, mort de Charles IV, jusqu'en 1461, mort de Charles VII, date à laquelle les Anglais ne possèdent plus en France que Calais, une guerre, longue de plus d'un siècle. La Guerre de Cent Ans va bouleverser la France.

De 1337 à 1343: les Anglais multiplient les attaques contre les provinces fidèles à Philippe VI.
1346: L'armée du roi de France est battue à Crécy.
1347: La ville de Calais doit se rendre aux Anglais.
1345: La peste noire ravage la France puis l'Angleterre.
1356: Jean II Le Bon, successeur de Philippe VI, perd la bataille de Poitiers et est fait prisonnier.
1356 - 1358: Le dauphin (futur Charles V) doit faire face à la révolte des marchands, organisée par Etienne Marcel.
1360: La paix est signée à Brétigny; le roi de France doit abandonner de nombreux territoires au roi d'Angleterre.

***

Les quatre premières foires de Châteauneuf furent créées en 1542 par François 1er, Roi de France: ce sont celles du lundi qui précède le dimanche des Rameaux, du 26 juillet, du 21 août et du 9 octobre. Châteauneuf de Randon faisait figure de "capitale" pour les paysans des alentours. De nombreux "maquignons" venaient de l'Auvergne, du Rouergue, du Vivarais, et surtout du Bas Languedoc. Au début du XXème siècle, il y avait 16 foires dans l'année: - le 13 janvier, achat du cochon pour les conserves de l'année; le 1er lundi de février et le 19 février; le 1er lundi de mars et le 19 mars, jour de la Saint Joseph; le 1er lundi d'avril et le 19 avril; le 2ème mercredi de mai et le mercredi avant la Saint Jean; le 26 juillet, le 20 août, le 22 septembre, le 9 octobre, le mercredi avant la Saint André en novembre, le mercredi avant Noël pour décembre.

Au début du siècle, les paysans arrivaient la veille pour s'installer. Les auberges, cafés et hôtes regorgeaient de monde. Tous ces marchands mangeaient, buvaient et dégustaient les plats traditionnels tels que la flèque et les tripoux. Ils discutaient les prix qu'ils allaient proposer le lendemain. La place du village était entièrement remplie de bêtes à cornes, rangées les unes contre les autres, ne laissant quepeu d'espace pour le passage des habitants. Les discussions étaient fortes, en patois, le ton montait, on se fâchait, on s'en allait, puis on revenait avant de réaliser la transaction qui se signait par une tape sur la main droite du paysan. D'un coup de ciseau, on formait une lettre, un chiffre, en coupant quelques poils sur l'arrière train de l'animal, et on terminait la vente par quelques "canouns" au café du coin. Petit à petit, les agriculteurs se sont déplacés avec leurs animaux dans les remorques tirées par des voitures, les foires étaient donc plus courtes. Le nombre de paysans possédant du bétail ayant considérablement diminué à cause du dépeuplement de la Lozère, les foires ont complétement disparu du paysage de Châteauneuf.

La Mairie de Châteauneuf avait émis le projet de construire une fontaine sur la place, les habitants se servant d'un puit malpropre à la consomation. Assisté du Conseil Municipal, le maire écrit aux membres de la commission de l'Assistance Publique pour en faire la demande, le 10 novembre 1894. La commune décide d'emprunter à la Caisse Nationale des retraites pour la vieillesse, la somme de 67.000 francs, nécessaire à la construction, à charge d'amortir cette dépense par une imposition de 67 centimes pendant 50 ans. D'après les histoires racontées par les anciens, les discussions allèrent bon train, et une fois les élections terminées, le conseil municipal se retrouva scindé en deux clans: 6 pour la droite et 6 pour la gauche. Il fallait donc départager les conseillers. Sachant que la voix du maire est prépondérante, celui-ci choisit de se rallier aux partisant de la fontaine, c'est à dire à la gauche. Pendant ce temps la droite fait circuler une petition contre ce projet. Le 29 septembre 1929, lors du conseil municipal, M. Galière, maire de Châteauneuf, présente le plan et le devis de la fontaine et le projet est enfin adopté.
Les pierres de celle-ci ont été taillées par M. Bourret, de la Fage. Nombreux furent ceux qui ont apprécié le fait d'aller remplir leur arrosoir sur la place, plutôt que de puiser l'eau dans leurs prés.

***

Chateauneuf-de-Randon is one of the most beautiful villages in the Lozere. Perched up on top of a granite hill at 1286 metres, it overlooks the region and has an authentic architectural framework. The huge square paved in the old way is a sight worth seeing.

On the fairground is a monumental bronze statue of Duguesclin, hero of the Hundred Years War and who died in Chateauneuf-de-Randon in 1380. The Tour des Anglais (English Tower) is the only remaining vestige of the castle.

Guesclin, Bertrand du (b. c. 1320, La Motte, d. 1380, Châteauneuf-de-Randon), national French hero, an outstanding military leader during the early part of the Hundred Years' War (1377-1453).

After attaining the highest military position, as constable of France, in 1370, he brilliantly used the strategy of avoiding set battles with the English until the French had sufficient advantage to defeat them soundly.

After fighting a duel with Sir Thomas Canterbury at the successful defense of the city of Rennes against an English siege in 1356-57, du Guesclin was awarded a pension by the Dauphin (the future king Charles V) in December 1357.

Appointed captain of Pontorson, he remained in the service of the French royal house of Valois. He fought in many battles (1359-63), being twice taken prisoner, and won a major victory at Cocherel in May 1364, defeating the troops of Charles II the Bad, king of Navarre, and taking prisoner Jean de Grailly, captal de Buch, an ally of the English.

He suffered a severe loss at Auray in September 1364, being taken prisoner after Charles, duc de Blois, whom he was supporting in the War of the Breton Succession, was killed. He was ransomed for 40,000 gold francs.

In 1366 and in 1369 he led the compagnies (bands of mercenaries) into Spain to aid Henry of Trastámara, bastard half brother of Peter I the Cruel, king of Castile, in his attempt to overthrow Peter.

In 1370 Charles V recalled him from Spain to fight the English at Limoges. By 1373 he had given the French several major victories. He spent his remaining years on smaller expeditions against scattered English forces and mercenary bands and died besieging an enemy fortress.

Messages

L'Etoile Chambres et tables d'hôtes à La Bastide Puylaurent entre Lozère, Ardèche et Cévennes

Ancien hôtel de villégiature avec un magnifique parc au bord de l'Allier, L'Etoile se situe à La Bastide-Puylaurent entre la Lozère, l'Ardèche et les Cévennes dans les montagnes du Sud de la France. Au croisement des GR7, GR70 Chemin Stevenson, GR72, GR700 Voie Régordane (St Gilles), Cévenol, Gorges de l'Allier, Roujanel, Montagne Ardéchoise, Margeride, Gévaudan et des randonnées en étoile à la journée. Idéal pour un séjour de détente.